Génération Z au Maroc : 37 % de chômage, des ambitions intactes — ce que les employeurs doivent comprendre

En 2025, le taux de chômage des jeunes au Maroc a atteint 37 %, un record historique. Sur les 390 000 nouveaux entrants sur le marché du travail chaque année, à peine un tiers parvient à s’insérer dans le secteur formel. Ces jeunes — diplômés, connectés, désenchantés — sont la Génération Z marocaine.
Pour les DRH et dirigeants, cette réalité pose une question stratégique : comment recruter, intégrer et fidéliser des talents dont les codes diffèrent radicalement de toutes les générations précédentes ?
Un paradoxe structurel : plus diplômés, mais moins employables
La Gen Z marocaine est la plus instruite de l’histoire du pays. Pourtant, le chômage touche davantage les diplômés. 34 % des jeunes citent le décalage formation-emploi comme obstacle principal. 18 % l’absence d’expérience. Le gouvernement a lancé un plan de 1,3 milliard de dollars en 2024 pour stimuler l’emploi privé.
Ce que la Gen Z attend réellement des employeurs
Elle veut un emploi qui a du sens, dans une organisation dont elle partage les valeurs. Concrètement : flexibilité, feedback régulier, accès rapide à la formation, communication directe avec le management. Les hiérarchies opaques sont des facteurs de départ rapide. La Gen Z n’est pas allergique à l’effort — elle est allergique à l’absence de sens.
La tentation de l’émigration : un signal d’alerte
Les données Afrobarometer de juin 2025 montrent que même parmi les jeunes optimistes sur l’avenir du pays, l’intérêt pour l’émigration reste élevé. Si vos conditions ne sont pas compétitives, les meilleurs talents partiront vers un autre pays.
Ce que NexTalent observe sur le terrain
La Gen Z n’est pas difficile — elle est exigeante. Les entreprises qui savent la recruter et lui offrir une trajectoire claire en font leur principal avantage concurrentiel. NexTalent accompagne les entreprises dans leur stratégie de recrutement des nouvelles générations.